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Des voitures qui se parlent – En route vers les véhicules autonomes

À l’aube des véhicules autonomes, quels sont les défis technologiques que nous devons tout d’abord surpasser ?

Par Martin Thibault (Laval, Québec)

Les systèmes de transport ont grandement évolué depuis l’invention de la roue. La prochaine révolution est à nos portes ; l’arrivée des véhicules autonomes sur nos routes sera aussi transformante que celle survenue au début des années 1900 alors que la calèche et les chevaux ont laissé place à l’automobile.

En plus d’avoir des impacts sociaux et économiques importants, cette transformation des transports aura une grande incidence sur la sécurité, l’environnement et la fluidité de la circulation. Selon le ministère des Transports américain (USDOT), 80 % des collisions entre véhicules pourraient être évitées grâce à l’ajout de technologie embarquée[1]. Cette technologie permettrait également au conducteur de faire des choix de parcours plus judicieux afin de réduire son temps de déplacement et ainsi les émissions de gaz à effet de serre nuisibles à l’environnement.

L’adoption par l’industrie du transport et par les citoyens des véhicules connectés, dans un premier temps, et des véhicules autonomes, dans un deuxième temps, bouleversera profondément nos habitudes de transport.

Certains avertissements de sécurité sont déjà inclus dans les voitures haut de gamme. Par contre, cette technologie ne permet pas la communication entre véhicules. Des standards technologiques ont été développés et toutes les compagnies automobiles devront s’y conformer afin que le système de communication soit universel. La communication véhicule à véhicule (V2V) a pour objectif que tous les véhicules présents dans un rayon donné soient en mesure de communiquer entre eux. Le véhicule informe le conducteur des dangers potentiels bien avant que ce dernier soit en mesure de les voir. Ces applications pourront également être utilisées par les organisations de transport en commun en milieu urbain. Par exemple, un autobus qui souhaite repartir d’une intersection pourra avertir un véhicule qui tente de le contourner en faisant un virage à droite.

Élément connexe : Routes

Certains types de collisions ne peuvent être évités avec la communication entre véhicules, notamment lorsque la voiture quitte la chaussée. Les véhicules doivent être en mesure de communiquer également avec les infrastructures afin d’éviter ces types de collisions. Le USDOT estime que cette technologie permet d’atteindre une réduction supplémentaire des collisions de 12 % par rapport aux scénarios d’évitement déjà prévus par la technologie véhicule à véhicule (V2V)[2]. Ces équipements transmettront les informations pertinentes qui pourront être affichées à l’intérieur du véhicule ou sur des panneaux à messages variables de façon à prévenir le conducteur. Les informations pourront également être transmises à partir d’un centre de gestion de la circulation vers des équipements en bordure des chaussées qui en feront le relais vers les véhicules.

La technologie de communication entre les véhicules et les piétons devrait également réduire de façon significative les collisions impliquant les usagers vulnérables (piétons, cyclistes et personnes à mobilité réduite). Dans ce mode, la communication pourrait être unilatérale ou alors bilatérale. L’utilisation d’une application sur téléphone intelligent par l’usager vulnérable est primordiale afin que le véhicule soit informé de la présence de celui-ci. Ce mode de communication pourrait, selon les estimations du USDOT, réduire de 46 % les collisions[3].

Par ailleurs, la combinaison des trois modes de communication permettra l’arrivée des véhicules autonomes. L’industrie prévoit que vers 2025 des véhicules autonomes seront disponibles en vente pour le grand public. Les véhicules autonomes combineront plusieurs technologies d’acquisition de données, des senseurs, des caméras, des radars, des lasers (LIDAR) et du géopositionnement par satellite (GPS).

Il importe de se préparer à cette transformation des transports, car la question n’est pas de savoir si oui ou non ces véhicules feront partie de notre quotidien, mais bien quand seront-ils notre mode de transport principal.

Élément connexe : Ponts, Transport collectif et ferroviaire

Martin est responsable de près de 400 professionnels et ingénieurs spécialisés en transport. À la tête de l’un des plus importants groupes dans ce domaine en Amérique du Nord, il a mené à terme une série de mandats de grande envergure.

 

[1] http://www.its.dot.gov/factsheets/pdf/JPO_HowCVWork_v3.pdf

[2] http://www.its.dot.gov/factsheets/pdf/JPO-022%20V2ISAFETY%20V5.5.2%20F.pdf

[3] http://www.its.dot.gov/factsheets/pdf/CV_V2Pcomms.pdf

Dans une perspective de sécurité, les avantages de l’ajout de ces technologies sont nombreux et importants, et une amélioration de la mobilité est également envisagée.

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