Tendances 2026 : solutions fondées sur la nature et amélioration des réseaux électriques
12 février 2026
12 février 2026
Accroître la résilience, allier solutions fondées sur la nature et infrastructures grises, et renforcer les réseaux électriques sont des priorités
Par Dominic Kempson et Bryan Schurko
L’année 2026 est déjà bien entamée, et elle revêtira sans doute une grande importance dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement. Qu’il s’agisse d’utiliser des solutions fondées sur la nature pour protéger les ressources en eau ou d’étendre et de moderniser le réseau électrique, il faudra investir beaucoup d’efforts dans la conception d’approches durables et résilientes pour relever les plus grands défis du monde.
Cet article aborde les tendances qui façonneront les secteurs de l’environnement et de l’énergie en 2026. Les équipes Services environnementaux et Énergie et ressources présentent leurs perspectives, en mettant l’accent sur les solutions fondées sur la nature ainsi que sur le transport et la distribution d’électricité.
Ces tendances résultent de l’intensification des efforts déployés dans les années précédentes. Quelle est la situation actuelle?
La réserve naturelle des dunes Amsterdam, dans le comté de Sheboygan (Wisconsin), a une superficie de 328 acres le long du lac Michigan. Ce projet de restauration côtière fournira des corridors de haute qualité entre la forêt et les falaises, les crêtes, les marécages et le rivage du lac Michigan, au bénéfice de la flore et de la faune indigènes.
Dom Kempson, Vice-président, Services environnementaux
Même si les choses changent, elles restent globalement les mêmes. Malgré les mouvements politiques aux États-Unis, de nombreux clients à travers le monde continuent de prendre en considération les répercussions de leurs activités sur l’environnement, et pas uniquement parce que la réglementation l’exige.
C’est le thème principal qui guidera 2026 et les années à venir. Les trois grands domaines d’intérêt en environnement sont les suivants :
Abordons de manière plus détaillée chacun de ces domaines d’intérêt.
Les solutions fondées sur la nature sont d’un grand intérêt pour un large éventail de travaux en environnement. Elles consistent à tirer parti des fonctions naturelles des forêts, des milieux humides, des prairies, des rivages, etc. Comme son nom l’indique, on utilise la nature comme solution.
Les solutions fondées sur la nature sont au cœur des stratégies des entreprises en matière de lutte aux changements climatiques et de résilience. En 2026, elles feront l’objet d’investissements à long terme au bénéfice du climat et des entreprises. Elles ne sont pas qu’une stratégie de relations publiques ou une réponse à des exigences réglementaires.
Pour la plupart des clients, il s’agit de mettre l’accent sur des approches positives vis-à-vis de l’environnement.
Prenons l’exemple d’une entreprise pharmaceutique. Les ressources en eau non polluée sont essentielles pour cette entreprise, car elle utilise beaucoup d’eau. Elle a besoin d’un approvisionnement à long terme, qui peut provenir de nombreuses sources. Mais l’eau doit être disponible, et elle ne doit pas être polluée.
Il est donc très important, d’un point de vue commercial, de se pencher sur la protection à long terme de cette ressource.
Les solutions fondées sur la nature sont la réponse à de nombreux défis auxquels le monde est confronté.
Indépendamment des exigences réglementaires, les entreprises doivent être respectueuses de l’environnement – ne serait-ce que d’un point de vue commercial. Autrement, cela peut affecter le cours de leurs actions, avoir une incidence sur le type de personnes qui investissent dans leur entreprise, influer sur leurs activités à long terme et affecter l’accessibilité des ressources matérielles dont elles ont besoin, aujourd’hui et dans l’avenir.
Le plus réjouissant en 2026 est de constater que les solutions fondées sur la nature sont envisagées dès le début des projets, plutôt qu’intégrées ultérieurement.
Prenons le cas de nouvelles installations dans une zone côtière. Il faudrait évidemment prévoir une protection de la côte. L’ancienne méthode aurait été de réparer une vieille digue. La nouvelle voie serait plutôt de se tourner vers les solutions fondées sur la nature.
Celles-ci sont d’ailleurs de plus en plus utilisées dans des solutions techniques hybrides. Voici quelques exemples :
Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux projets réalisés par nos équipes.
Le milieu humide artificiel de Clifton dans le South Yorkshire (Royaume-Uni) procure une méthode de traitement des eaux usées à faible consommation d’énergie et respectueuse de l’environnement. C’est aussi un excellent exemple de solutions fondées sur la nature.
L’écoblanchiment est une réalité qu’il ne faut pas négliger. Certains présentent des informations sous un angle qui projette une image plus positive qu’en réalité.
De nombreux modèles visant à évaluer la biodiversité fonctionnent comme des boîtes noires. Ces modèles peuvent par exemple modifier les données de manière à faire croire qu’un indice de biodiversité est passé de cinq à neuf.
Mais qu’est-ce que cela signifie pour le citoyen moyen? Pas grand-chose, n’est-ce pas? Qu’il s’agisse d’un rapport officiel ou d’une simple communication, il faut démontrer clairement comment ces chiffres ont été obtenus.
Cela signifie qu’il faut des méthodes transparentes, simples et crédibles pour mesurer et rendre compte de la biodiversité et des répercussions sur l’environnement. Cela permet aux clients de communiquer ces informations en toute confiance.
C’est ce que font certains de nos clients importants dans le domaine de la technologie et de la fabrication. Il s’agit de mettre l’accent sur l’investissement dans le capital naturel, avec des retombées et un rendement quantifiés.
Mais comment procéder?
Voici un exemple. Un client industriel disposait de 100 acres de terres agricoles dégradées à proximité de ses installations. Des investissements ont été faits en environnement et des travaux de restauration de cours d’eau ont été effectués. Cela a donné lieu à 50 acres de milieux humides, 25 acres de marais et 25 acres de boisés en terrain sec.
Il est maintenant temps d’évaluer et de rendre compte de ces travaux. C’est ici que notre équipe entre en jeu, en fournissant des cartes, des listes de végétaux, des images captées par drone et des photographies. L’entreprise peut maintenant déclarer en toute confiance à ses investisseurs et à ses clients : « Voici ce que nous avons fait ».
C’est l’opposé de l’écoblanchiment, et c’est l’avenir.
L’intelligence artificielle (IA) est partout – et elle a aussi sa place dans le monde des sciences de l’environnement. Mais ce qui est encore plus intéressant, c’est de prendre une technologie qui existe déjà, puis de l’utiliser pour un usage autre que celui initialement prévu.
Les véhicules sous-marins automatisés sont un bon exemple. La technologie permet actuellement d’effectuer des numérisations à très haute résolution. Ainsi, un élément se trouvant à 75 ou 90 mètres sous l’eau peut être numérisé et vu différemment et avec plus de précision.
Ces véhicules peuvent aussi servir à collecter des échantillons d’ADN environnemental dans l’eau au cours d’une activité de cartographie. C’est un moyen d’effectuer une surveillance évolutive et à grande échelle de la biodiversité, et de mieux connaître l’environnement sous-marin, sans avoir recours à des plongeurs.
Ce qui est encore plus intéressant, c’est de prendre une technologie qui existe déjà et de l’utiliser pour un usage autre que celui initialement prévu.
La technologie des drones devient également de plus en plus puissante.
Qu’il s’agisse d’ensemencer des milieux naturels ou d’épandre des herbicides, les drones sont utilisés de façon innovante.
Par exemple, pour l’épandage d’herbicides, il est possible de programmer le drone pour qu’il vole automatiquement jusqu’à l’emplacement requis à l’aide d’un GPS. Il y déversera les produits avec une précision centimétrique. Cette technique élimine le risque d’erreurs de pilotage. L’opérateur libère l’herbicide seulement si le drone est placé exactement au bon endroit.
La technologie des drones n’est pas nouvelle, mais le recours à ces appareils pour des usages nouveaux en fait une technologie « différente », que ce soit sous l’eau ou dans les airs.
J’envisage 2026 sous l’angle des solutions fondées sur la nature. Mais le secteur de l’environnement, c’est bien plus que cela.
Mes collègues – ingénieurs, architectes paysagistes, arpenteurs-géomètres, scientifiques, spécialistes des ressources culturelles, etc. – sont très occupés. Ils travaillent sur les solutions fondées sur la nature et sur divers autres projets, allant des sciences de la santé aux services-conseils en ESG, en passant par les ressources culturelles.
Les équipes du groupe Services environnementaux collaborent avec celles d’autres lignes d’affaires, secteurs et régions pour proposer aux clients des solutions fondées sur la nature qui répondent à leurs besoins. Il sera passionnant de voir ce que nous pourrons accomplir ensemble en 2026 et dans les années à venir.
Bryan Schurko, leader de secteur, Transport et distribution d’électricité
L’électricité alimente nos vies, les collectivités et l’économie. Nous nous attendons tous à ce que les lumières s’allument lorsque nous appuyons sur l’interrupteur. Nous nous attendons à ce que les hôpitaux fonctionnent, que les maisons soient chauffées (ou climatisées) et que les réseaux énergétiques restent connectés.
Mais il n’est pas facile de répondre à toutes ces attentes. Un réseau énergétique est l’un des systèmes les plus complexes jamais conçus. Et en ce moment, les réseaux doivent répondre à une demande sans précédent. Le taux de croissance actuel de la demande est le plus élevé des dernières décennies, et la pression exercée sur les infrastructures ne fait qu’augmenter.
Qu’est-ce que cela signifie pour 2026 et les prochaines années?
Voici trois grands enjeux qui attireront l’attention :
Ce n’est pas tout, évidemment, mais ceux-là sont au premier plan. Voici ce qu’ils signifient et les solutions possibles.
L’un des principaux défis du secteur de l’électricité est la réalisation de grands projets de transport, qu’il s’agisse de nouvelles infrastructures ou de projets de modernisation. La modernisation des réseaux n’est pas nouvelle, mais la pression exercée par le raccordement d’installations à très forte demande énergétique la rend incontournable.
Il est important de reconnaître les importantes répercussions des centres de données sur le réseau électrique.
Les grandes entreprises technologiques, les centres de données à très grande échelle et les promoteurs prévoient la construction d’installations d’une envergure inégalée, certaines dépassant 1 gigawatt (GW) de demande. Quand on sait que la ville de Chicago consomme environ 4 GW (en moyenne), cela signifie qu’un seul centre de données pourrait consommer le quart de l’électricité nécessaire pour alimenter l’une des plus grandes villes aux États-Unis. Dans de nombreux cas, les besoins en électricité de ces installations sont plus importants que ceux d’une petite ville.
Les centres de données ne sont pas les seuls à contribuer à la croissance de la demande. L’électrification, l’augmentation de la population, le développement industriel et les nouvelles technologies sont autant de facteurs qui entraînent une hausse de la demande dans tout le pays. Pendant des décennies, la demande d’électricité a augmenté d’environ 1 % par année. Certaines des plus récentes prévisions font état d’une croissance annuelle de 3 % ou plus, ce qui ne s’était pas vu depuis des générations.
La production de cette électricité est un défi, mais son transport et sa distribution depuis l’installation de production jusqu’à l’utilisateur final est un facteur limitant considérable. La réalité est que les réseaux électriques vieillissants n’ont pas la capacité de répondre à la croissance à venir.
Construire de nouvelles infrastructures de transport et de distribution est un travail de longue haleine. De la planification à l’exploitation, en passant par l’obtention des autorisations et la construction, la réalisation d’un projet majeur peut prendre jusqu’à dix ans, voire plus. Les contraintes de la chaîne d’approvisionnement, les études environnementales et les exigences locales pour l’obtention des autorisations sont autant d’éléments qui ajoutent du temps et de la complexité à ces projets.
Alors, comment accélérer leur réalisation?
Il faut faire pression pour obtenir des réformes législatives et réglementaires, notamment en ce qui concerne l’octroi des autorisations. Il faut également investir dans les technologies de pointe et émergentes qui peuvent aider à tirer le meilleur parti des infrastructures actuelles. Il s’agit notamment de remplacer les conducteurs des lignes existantes par des conducteurs de plus grande capacité, de déployer des systèmes de contrôle avancés et d’utiliser d’autres technologies pour améliorer les réseaux et augmenter leur capacité.
En même temps, il faudrait envisager des solutions plus localisées et installées du côté des clients. L’énergie solaire, la production thermique et le stockage sur batterie, pour n’en citer que quelques-unes, peuvent contribuer à réduire la pression sur les réseaux existants.
Il n’y a pas de solution unique. Il faudra un effort coordonné entre les industries, les services publics, les organismes de réglementation et les collectivités. Mais pour répondre à la demande en électricité de la prochaine décennie, il est crucial de commencer dès maintenant.
La résilience et la fiabilité des réseaux resteront une priorité absolue pour les entreprises de services publics de tout le pays.
Les phénomènes météorologiques extrêmes ne sont plus des événements rares. Ils sont plus intenses, plus fréquents et plus dommageables. Les ouragans, les feux de forêt, les inondations et même les tremblements de terre mettent à l’épreuve les limites des infrastructures. Comment faire face à ces menaces croissantes? Et comment les services publics et les organismes de réglementation investissent-ils pour renforcer le système?
Il s’agit d’une préoccupation majeure. Plus de 70 % des réseaux électriques américains ont plus de 25 ans. La modernisation, la résilience et la fiabilité sont donc non seulement importantes, mais aussi urgentes.
On entend souvent la question : « Pourquoi ne pas simplement enfouir toutes les lignes électriques sous terre? » En théorie, il s’agit d’une solution simple. Mais en réalité, ce ne l’est pas. Tout d’abord, le coût est énorme. De plus, il manque de main-d’œuvre, de matériaux ou d’équipement nécessaire pour soutenir l’enfouissement à grande échelle.
Un feu de forêt brûle près de lignes électriques en Californie. La multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes impose de mettre l’accent sur le renforcement de la résilience du réseau. Aux États-Unis, plus de 70 % des réseaux électriques ont plus de 25 ans.
Alors, au lieu d’enfouir les lignes, les réseaux peuvent être améliorés de plusieurs manières :
Les besoins diffèrent d’une région à l’autre. En Floride, l’accent est mis sur les ouragans et les ondes de tempête. Cela signifie qu’il faut rehausser les postes électriques, renforcer les poteaux et les lignes, et enfouir les lignes là où c’est possible. En Californie, la priorité est d’atténuer les risques liés aux feux de forêt en posant un revêtement sur les conducteurs, en débroussaillant et en enfouissant les lignes dans les zones à haut risque.
La cybersécurité est une autre préoccupation majeure. Le nombre de cyberattaques double d’une année à l’autre, notamment les rançongiciels et autres menaces ciblant les réseaux. Les menaces physiques ne sont plus les seules auxquelles il faut se préparer.
La plupart des solutions envisagées ne sont pas nouvelles ni spectaculaires, mais elles fonctionnent. Et comme pour l’expansion des réseaux de transport d’électricité, leur mise en place est confrontée aux mêmes vents contraires : retards dans l’octroi des autorisations, contraintes relatives à la chaîne d’approvisionnement, pénuries de main-d’œuvre et charge financière pour les contribuables. Il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte. Mais il faut continuer de prendre des mesures pour renforcer la résilience et la fiabilité des réseaux, non seulement cette année, mais aussi à long terme.
Dans de nombreux secteurs traditionnels, le manque de ressources compétentes et expérimentées en ingénierie se fait de plus en plus sentir. Mais il est particulièrement prononcé dans l’industrie de l’énergie.
C’est une situation qui ne peut se régler facilement. C’est un défi qu’il faudra relever rapidement.
Il existe une réelle différence entre ce que le terme « ingénieur chevronné » signifiait il y a 20 ans et ce qu’il signifie aujourd’hui. De nos jours, beaucoup de ceux qui partent à la retraite ont passé toute leur carrière à travailler sur les réseaux électriques. Ces gens possèdent des connaissances approfondies et pratiques qui ne sont pas faciles à acquérir et, une fois qu’ils partent à la retraite, il est difficile de les remplacer.
Par ailleurs, de nombreux jeunes ingénieurs choisissent d’autres secteurs, comme la technologie, les logiciels et les domaines émergents. Et qui peut les blâmer? Pendant des années, le secteur de l’électricité n’a pas connu de croissance. Les grands projets étaient rares, le secteur n’était pas aussi attrayant. La situation est en train de changer, et le temps perdu sera rattrapé.
Dans de nombreux secteurs, le manque de ressources compétentes et expérimentées en ingénierie se fait de plus en plus sentir. Mais il est particulièrement prononcé dans l’industrie de l’énergie.
En tant que chefs de file de l’industrie, comment pouvons-nous combler ce manque d’ingénieurs chevronnés et former la prochaine génération d’ingénieurs, de concepteurs, de chargés de projet et autres? Les compétences recherchées ne s’acquièrent pas du jour au lendemain, mais plutôt au fil des années d’expérience et d’accompagnement en conception et en construction.
Il faut repenser la capacité de l’industrie non seulement à intégrer, à former et à encadrer les personnes talentueuses, mais aussi à les attirer. De nouvelles méthodes doivent être utilisées, notamment l’IA en tant qu’outil de formation et assistant de conception. La réalité est que l’utilisation de l’IA va continuer à croître dans notre secteur. Cette technologie ne remplacera pas les compétences humaines, mais servira d’aide à la prise de décisions afin d’améliorer la rapidité, la qualité et la sécurité. Comme on l’entend souvent : « L’IA ne remplacera pas tous les travailleurs, mais ceux qui n’utilisent pas l’IA pourraient être laissés pour compte ».
Ce n’est toutefois qu’une pièce du casse-tête. La construction d’une ligne de transport d’électricité, par exemple, nécessite de travailler avec les propriétaires fonciers, les autorités réglementaires, les services publics, les collectivités et de nombreuses autres parties. Il faut de l’expérience, du jugement et des compétences relationnelles. L’IA ne peut tout simplement pas faire tout cela.
C’est pour cette raison qu’il faut continuer à investir dans le personnel en formant, en encadrant et en développant la prochaine génération de professionnels de l’énergie.
Les grands projets de transport et de distribution d’électricité, comme une ligne de transport à très haute tension (THT), prennent une dizaine d’années à se concrétiser. Il ne faut donc pas s’attendre à des changements majeurs en 2026. Mais l’intensification des efforts pour la modernisation du réseau, le renforcement de sa résilience et l’investissement dans le personnel sont des priorités incontournables.
Je travaille dans le secteur du transport et de la distribution d’électricité depuis 20 ans. Jamais de mon vivant nous n’avons connu un tel moment charnière. Les travaux qui seront réalisés en 2026 seront déterminants pour l’avenir des réseaux dans les décennies à venir.
Traduction du blogue publié originalement sur le site Ideas de Stantec.