Transformer la plus grande usine de traitement des eaux usées d’Hawaï
10 février 2026
10 février 2026
Miser sur l’innovation et le procédé de boues granulaires aérobies pour protéger l’environnement, soutenir la collectivité et surmonter les défis
Dans cette série d’articles, nous mettons en évidence l’importance de la collaboration avec les clients. Nous montrons comment, grâce à ces partenariats, nous repoussons les limites afin de relever les grands défis du monde.
Aux yeux de beaucoup de gens, Hawaï est un paradis tropical. Ses huit îles principales offrent des merveilles naturelles : plages, vagues de l’océan Pacifique, vie marine abondante et montagnes imposantes.
Mais protéger le paradis n’est pas une mince tâche. C’est là qu’entre en jeu un engagement unique.
Nous préciserons cet engagement plus loin.
Tout d’abord, la raison de cet engagement. L’usine de traitement des eaux usées de Sand Island est la plus grande usine de traitement d’Hawaï. Elle dessert les centres-villes densément peuplés d’Honolulu et de Waikiki. L’usine est âgée de près de 50 ans, et une modernisation de ses installations s’avère nécessaire.
L’Agence américaine de protection de l’environnement exige que les autorités de la Ville et du Comté d’Honolulu améliorent la qualité des eaux usées rejetées dans l’océan d’ici 2035. Les eaux usées doivent passer par un traitement primaire et secondaire.
Mais quel est le bon procédé à utiliser? Après de nombreuses recherches, notre équipe, en partenariat avec la firme d’ingénierie RM Towill, ainsi que les autorités municipales d’Honolulu, ont opté pour le procédé de boues granulaires aérobies pour les travaux de modernisation de la phase 2. Ce procédé vient appuyer celui de bioréacteur à membrane en cours de construction dans la phase 1.
Ce qui nous amène à notre engagement : faire ce qui est juste, et non pas ce qui est facile.
Nous sommes sur la bonne voie et nous y arriverons, ensemble.
Le projet est complexe. Les réalités énergétiques, les objectifs ambitieux de lutte contre les changements climatiques et l’emprise limitée du site sont autant de difficultés qui compliquent la mise en œuvre de la bonne solution.
Par ailleurs, le coût des nouvelles installations s’élève à 2,5 milliards de dollars. Il s’agit également d’une solution peu utilisée ailleurs dans le monde, ce qui en fait une véritable innovation. Une fois achevées, ces installations de traitement des eaux usées par boues granulaires aérobies seront les plus grandes au monde.
En outre, les travaux en cours de la phase 2 comprennent un plan stratégique de valorisation des résidus organiques. Le plan prévoit la production innovante d’énergie grâce à la gestion des flux de résidus comme les déchets alimentaires ainsi que les graisses et les huiles. Parmi les autres solutions créatives mises en œuvre dans les nouvelles installations figurent l’hydrolyse thermique et la production combinée de chaleur et d’électricité. « Nous savions que l’équipe de Stantec était prête à relever le défi, déclare Roger Babcock, directeur du département des services environnementaux de la Ville et du Comté d’Honolulu. Nous ne pourrions pas réaliser seuls un projet de cette ampleur, et avec Stantec, nous avons la meilleure équipe. »
Lorsque l’innovation est la règle, les retombées sont importantes.
« Ce projet atteint un niveau d’innovation qui fera de la Ville et du Comté d’Honolulu un chef de file en ce qui concerne l’utilisation de ce type de technologie », affirme Bob Armstrong, vice-président et leader en développement de projets chez Stantec. C’est un projet très spécial pour moi et pour les habitants d’Hawaï. »
Roger Babcock et Bob Armstrong
Le site de l’usine de traitement des eaux usées de Sand Island se trouve en bordure du port d’Honolulu, à proximité de la plage de Waikiki et du cratère volcanique Diamond Head, deux attraits touristiques mondialement reconnus de l’île d’Oahu. À l’instar de nombreuses villes côtières, l’élévation du niveau de la mer est un enjeu réel pour la communauté, tout comme la nécessité de protéger l’environnement.
Le Sierra Club et d’autres organismes de protection de l’environnement soutiennent d’ailleurs le projet.
« La protection des eaux littorales pour les années à venir est un objectif de ce projet », explique Bob.
La volonté d’innover, surtout pour surmonter les obstacles, dépend avant tout des relations de confiance.
« Stantec apporte beaucoup au projet, mais ce qui compte, ce sont les personnes et les relations de confiance, explique Roger Babcock. Et j’aime les personnes qui font partie de l’équipe Stantec. Le projet est un succès jusqu’à présent et il continuera de l’être grâce à ces relations. »
La phase 2 de la modernisation de l’usine de traitement des eaux usées de Sand Island est en cours et devrait s’achever en 2035, conformément au décret de consentement de l’Agence américaine de protection de l’environnement.
Et l’engagement, lui? Il tient toujours.
« Nous nous sommes engagés à utiliser le procédé de traitement sélectionné en signant une entente avec nos partenaires de la Ville et du Comté d’Honolulu et ses consultants. Nous sommes ici pour mener à bien ce projet et satisfaire aux exigences du décret de consentement, explique Bob. Nous sommes sur la bonne voie et nous y arriverons, ensemble. »
Nous repoussons les limites pour agir dans l’intérêt collectif. En collaborant avec nos clients, nous produisons ensemble des résultats que ni eux ni nous ne pourrions atteindre seuls.