Des relations solides face à la tempête : regards sur la résilience en NouvelleZélande
10 février 2026
10 février 2026
En Nouvelle-Zélande, les catastrophes naturelles sont fréquentes. Quand elles frappent, la collaboration est essentielle pour trouver des solutions.
Dans cette série d’articles, nous mettons en évidence l’importance de la collaboration avec les clients. Nous montrons comment, grâce à ces partenariats, nous repoussons les limites afin de relever les grands défis du monde.
Il faut une chaleur extrême pour fabriquer l’acier utilisé pour la plupart des infrastructures. Et dans la nature, ce sont des conditions de chaleur et de pression extrêmes qui créent les diamants.
Parfois, les relations professionnelles se nouent de la même manière, sous une pression intense.
Prenons par exemple la relation de longue date entre Grant Maxwell et Alec Louverdis. Ce dernier occupe à la fois des fonctions au conseil municipal de la Ville de Nelson et dans le service de la sécurité civile et de la gestion des urgences de la région Nelson/Tasman.
Quant à Grant, il est le leader Croissance, Résilience des infrastructures chez Stantec, en Nouvelle-Zélande. Cette fonction est essentielle dans un pays où les cyclones, les tremblements de terre, les rivières atmosphériques et autres catastrophes naturelles sont des phénomènes fréquents. L’établissement de relations de confiance est primordial pour intervenir avec efficacité lorsque la pression est grande.
« Ma relation avec Stantec est fondée sur les liens que j’ai établis avec des personnes comme Grant. Et étant donné mes fonctions dans le service de la sécurité civile, ces relations sont d’autant plus importantes que nous prenons des décisions qui touchent la vie des gens de manière significative », explique Alec.
On sait qui intervient avec calme et peut nous donner les informations dont nous avons besoin. Nous sommes sur la même longueur d’onde quand vient le temps de travailler ensemble.
En août 2022, la ville de Nelson et la région de Tasman ont connu une pluie centennale, trois fois en trois jours.
Les précipitations ont provoqué des centaines de glissements de terrain. Plus de 700 millimètres de pluie ont fait sortir la rivière Maitai de son lit, et ont causé la plus importante inondation des 50 dernières années. Plus de 1 000 personnes ont été évacuées.
Il n’y a pas eu de morts, mais tout était dévasté.
C’est alors que Grant et notre équipe sont allés soutenir Alec et le service de la sécurité civile.
« Nous avions un objectif commun, dit Grant, et dans une situation d’urgence, la confiance et le respect sont des éléments cruciaux. Alec et moi sommes heureux d’avoir pu rapidement établir une relation de confiance et de respect. Nous avions d’excellentes relations en dehors des situations d’urgence, mais c’est dans le feu de l’action que des décisions critiques sont prises.
« Le niveau de confiance est très élevé. C’est tellement satisfaisant de prendre de bonnes décisions et de voir les résultats après une telle collaboration. »
Lorsqu’une catastrophe naturelle frappe, Alec troque ses responsabilités de conseiller municipal pour celles de superviseur du service de la sécurité civile. À ce titre, il est responsable des décisions à prendre en matière de gestion des catastrophes dans sa région de Nouvelle-Zélande. Il a beaucoup de choses à gérer, ce qui lui cause un grand stress.
C’est à ce moment qu’Alec se tourne vers Grant et son équipe.
« Je sais que je peux demander à Grant et à son équipe de se charger de certaines choses, et les informations qu’ils me fournissent sont essentielles et me sont données à temps pour pouvoir prendre les décisions importantes, déclare-t-il. J’ai besoin des meilleures informations possibles, et j’en ai besoin rapidement.
J’ai également besoin d’un partenaire de confiance qui peut s’occuper de l’aspect géotechnique. Nous travaillons en synergie, et cette collaboration repose sur des relations de qualité. »
Grant Maxwell et Alec Louverdis
Après les catastrophes naturelles viennent le rétablissement et les coûts que cela engendre.
Pour Alec et Grant, il est important de reconstruire en mieux – avec la résilience à l’esprit. Mais les ingénieurs doivent aussi penser aux coûts.
« Que signifie “reconstruire en mieux”? demande Alec. Faut-il construire de manière à ce que les infrastructures résistent à un événement décennal ou centennal? Ou peut-être même à un événement extrême comme le cyclone Gabrielle? »
« Les coûts pour reconstruire ce qui existait déjà, mais en mieux, peuvent être de 10 à 100 fois supérieurs. »
Grant insiste sur l’importance de voir au-delà de la catastrophe. Il faut vraiment bien planifier.
Et cela se résume au principe du « 7 pour 1 ». Voici de quoi il s’agit : il est généralement admis qu’un dollar consacré à accroître la résilience équivaut à environ sept dollars consacrés aux interventions d’urgence et au rétablissement.
Il est donc clair qu’il vaut mieux être prêt avant qu’une catastrophe ne se produise.
« La difficulté est de comprendre comment dépenser les fonds de reconstruction de manière judicieuse, de les rendre disponibles et d’en parler avec les clients, explique Grant. C’est évident que nous n’aurons jamais le budget idéal qui permettrait de faire tout ce que nous voulons. Il faut donc faire les meilleurs choix possibles avec ce que nous avons.
« Et pour ce faire, il faut sortir des sentiers battus. Un peu de négociation est inévitable, ainsi que des efforts de priorisation, tout en étant réaliste. »
Les fréquentes catastrophes naturelles ont permis à Grant de tirer la leçon suivante : il est toujours possible d’améliorer les choses.
« Je suis toujours à l’affût, et je me demande : Comment pouvons-nous être meilleurs? Comment pouvons-nous prendre de meilleures décisions? Comment pouvons-nous être plus efficaces pour les collectivités? Comment ne pas dépenser davantage que ce qui est réellement nécessaire pour mener à bien ces activités? »
Cela a conduit Grant à réfléchir sur ses méthodes et à évaluer le secteur des services-conseils dans son ensemble. Il s’inquiète aussi des individus qui profitent des catastrophes.
Grant et Alec ont donc fait équipe pour un petit projet visant à créer un cadre de référence basé sur les lignes directrices nationales de gestion des urgences, et qui pourrait être utilisé dans d’autres régions du pays. Il s’agit d’un projet qui peut concerner non seulement les grandes firmes de conception, mais aussi de plus petites dans diverses collectivités.
« Il est clair que nos clients approuvent ce projet, parce qu’ils y voient des possibilités d’économiser de l’argent tout en tirant le meilleur parti des capacités des experts techniques, déclare Grant. C’est un petit projet, mais il a fait beaucoup de bruit dans tout le pays. »
Les catastrophes naturelles font toujours la une des médias.
Les relations solides, quant à elles, se développent au fil du temps, et non pas seulement en période de crise, mais grâce à des communications régulières.
« Je sais ce dont Alec a besoin et quand il en a besoin, explique Grant. L’avantage d’être une équipe, c’est que l’on connaît le rôle de chacun et que nous surmontons les difficultés ensemble.
Mais avant tout, nous avons tissé des liens solides et noué une relation basée sur le respect, ce qui facilite notre travail qui consiste à soutenir les collectivités. »
Alec acquiesce : « On sait à qui on peut s’adresser en cas d’urgence.
« On connaît qui intervient avec calme et peut nous donner les informations dont nous avons besoin. Quant à ma relation avec Grant, le lien s’est créé de manière naturelle. Nous sommes sur la même longueur d’onde quand vient le temps de travailler ensemble. »
Ce type de relation est encore plus précieux que les diamants et plus solide que l’acier.
Nous repoussons les limites pour agir dans l’intérêt collectif. En collaborant avec nos clients, nous produisons ensemble des résultats que ni l’un ni l’autre ne pourrait atteindre seul.